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Les CFF pro nature

D’ici à 2030, Les chemins de Fer Fédéraux vont réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre, et de plus de 90% d’ici à 2040. Comment ? En misant évidemment à la fois sur des économies d’énergie et en se tournant vers les énergies renouvelables.  

À partir de 2030, les émissions résiduelles seront compensées afin d’atteindre la neutralité climatique. Ladite compensation s’effectuera via un soutien financier aux projets de tiers visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En premier lieu, ce sont les partenaires issus de leur propre chaîne d’approvisionnement qui seront concernés. Ce «carbon insetting» consiste à baisser les émissions des gaz à effet de serre du partenaire et ainsi, les émissions indirectes des CFF. Les émissions résiduelles de gaz à effet de serre seront ensuite compensées par l’achat de certificats suisses liés à la protection du climat («carbon offsetting»). Une pierre à l’édifice de neutralité climatique telle que définie par l’Accord de Paris. Au-delà, le transporteur s’engage en faveur d’une économie circulaire. C’est à dire qui fonde une société sur le principe de de durabilité. En effet, une part trop importante de produits sont fabriqués à partir de matières non recyclables qui amplifient le volume des déchets. L’économie circulaire, par le biais du cycle naturel des matériaux, en permettrait la réutilisation (réparation, remise à neuf) sans production de déchets et d’émissions nocives à l’environnement. Le rôle des CFF serait ainsi déterminant car ils comptent parmi les principaux commanditaires de Suisse, avec des acquisitions annuelles d’un montant supérieur à 5 milliards de francs. L’application des principes de l’économie circulaire aurait une incidence sur les coûts généraux en même temps qu’elle pourrait promouvoir la performance durable de l’exploitation ferroviaire. Il faut relever qu’en 2017, les CFF avaient déjà ont adopté un plan d’actions dans le cadre de l’initiative Exemplarité énergétique (EEC) afin de mieux exploiter le potentiel des nouvelles énergies renouvelables que sont le photovoltaïque, l’énergie éolienne et la petite hydraulique.

Haro sur les déchets

Les CFF ont par ailleurs mis en place un véritable plan de bataille pour l’élimination et le recyclage des déchets. D’autant que la tâche est ample car aux matières issues directement de leurs propres exploitations s’ajoutent une quantité en constante augmentation des déchets récoltés dans les trains et dans les gares. Ainsi, les déchets éliminés chaque année pourraient remplir pas moins de 2700 wagons, soit un train de plus de 30 kilomètres de long qui occuperait la distance séparant Berne de Bienne.
Et puis, l’entreprise ferroviaire demeure mobilisée en matière de protection de la faune et la flore présentes le long de l’infrastructure de transport. Renaturation, alertes lumineuses pour prévenir les accidents impliquant des chevreuils ou des cerfs, préservation de plantes, aucune action en faveur de la nature n’est négligée.

Découvrez ci-dessous l’interview de Frédéric Revaz, porte parole des CFF.

Les CFF et l’écologie : Frédéric Revaz