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Les métiers méconnus du réseau 

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Les Transports publics genevois (tpg) ont développé un véritable pôle d’innovation dont l’objectif est de répondre aux besoins évolutifs des voyageurs en conformité avec la politique pro-environnementale menée par l’Etat de Genève. Melisa Fazlic, a intégré cette unité en 2018. Elle supervise les navettes autonomes qui assurent une desserte de porte à porte.

Melisa Fazlic – Conductrice, opératrice et assistante de projet du véhicule autonome

Vous êtes coordinatrice innovation exploitation.
En quoi consiste votre profession ?

Melisa Fazlic : Après avoir été conductrice de tram puis de bus, en juillet 2018, j’ai été formée en qualité d’opératrice affectée à la toute première navette autonome. Ce véhicule, d’une capacité de onze places, fonctionne aujourd’hui à la demande. Le voyageur effectue sa requête via une application et le véhicule le prend en charge de porte à porte. Un service sur mesure qui permet de satisfaire plusieurs demandes convergentes (itinéraire et horaire). Deux expériences ont été menées, la première, dotée d’un seul véhicule, reliait Meyrin Village à Meyrin gare, la seconde mettant en circulation trois minibus autonomes continuent à sillonner le domaine de Belle-idée.

Qui dit navette autonome dit absence de conducteur ?

MF : Certes. Mais pour l’instant, la loi impose que tout véhicule soit sous la responsabilité d’un conducteur. Dès lors, je suis présente au même titre que mes collègues opérateurs dans chaque navette, uniquement pour assurer la sécurité mais sans tenir de volant. Dès l’année prochaine, ces véhicules rempliront pleinement leur fonction. Autrement dit, ils se déplaceront sans chauffeur. Toutefois, ils resteront sous le contrôle de superviseurs qui, devant leurs ordinateurs, pourront reprendre la main sur le minibus automatisé en cas de problème.

Qui soutient ces innovations ?

MF : Le projet Avenue (Autonomous Vehicles to Evolve to a New Urban Experience), s’insère dans le cadre du consortium européen, piloté par l’Université de Genève (UNIGE) et mené en collaboration avec l’Etat
de Genève. L’objectif de ce consortium est de préparer l’intégration technique, législative et économique des véhicules automatisés dans l’espace urbain. 

Votre fonction vous mobilise-t-elle sur d’autres fronts ?

MF : En effet, j’ai suivi plusieurs formations. Elles me permettent d’une part de répondre aux exigences du système de programmation des navettes automatisées et d’autre part d’apporter mon soutien technique aux collaborateurs. 

Et demain ?

MF : Je suis déjà inscrite à de nouvelles formations pour continuer à progresser dans ce domaine gratifiant et enthousiasmant qu’est l’innovation. Mais pas question pour autant d’abandonner tout à fait la conduite du tram, je continue à effectuer mes cent heures annuelles, c’est là ma première passion.

Voir l’interview de Melisa Fazlic sur Léman Bleu : https://www.lemanbleu.ch/fr/emissions/72084-correspondances.html

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