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Effeuillons l’histoire de la Genève botanique

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Genève reste le berceau de botanistes à la renommée internationale, nul ne l’ignore, mais connait-on les belles histoires de cette science qui fleure bon la nature ? Pas dit. Alors qu’est-ce qu’on attend pour emprunter le sentier culturel « botanique » qui depuis la Vieille-Ville arpente les parcs et jardins. Mieux qu’un cours ex-cathedra, ces découvertes ou redécouvertes passionnantes sont parsemées d’anecdotes. Comme disait Rousseau, le bien nommé : « tant que j’herborise, je ne suis pas malheureux ». 

Pour piquer la curiosité des amateurs éclairés de fleurs, de plantes, d’arbres et autres fruits, les historiens, experts, architectes paysagistes du Conservatoire et jardin botaniques et du Service des espaces verts ont mêlé petite et grande histoire. Les documents et audioguides, mis à la disposition du public, donnent une foule de détails surprenants ou amusants sur cette Genève qui, au fil du temps, cultive son intérêt et ses compétences pour cette science qui va éclore. Parlons d’Augustin-Pyramus de Candolle. Le spécialiste de la flore possédait tellement d’herbiers qu’il avait dû réquisitionner quatre pièces entières de son appartement, sis Cour Saint-Pierre, pour installer ses précieux répertoires. On rapporte même qu’il a fallu quarante chars pour acheminer les bibliothèques et les herbiers du scientifique de Montpellier à Genève. Il est vrai que l’expert ès botanique a, durant son existence, décrit plus de 6’000 nouvelles espèces de plantes. Un travail colossal au point que l’écrivain, Honoré de Balzac, avait même surnommé Pyramus de Candolle: « le souverain Pontife des plantes ».

Que savons-nous de la Treille, de son banc interminable et de son si célèbre marronnier ? Au 16e siècle, la « promenade la Treille » est un terrain plus ou moins vague, accidenté, couvert d’arbres, de buissons et de vignes. L’espace exposé plein sud donne quelques idées aux urbanistes de l’époque. Voilà que nait soudain, grâce à Jean Bauhin, un mini Jardin botanique. Ce praticien y cultive des herbes médicinales. Au 18e siècle, l’élite genevoise, s’inspirant de l’art de vivre à la française, veut multiplier les balades dont on commence à dire qu’elles sont salutaires pour la santé. Des tilleuls sont d’abord plantés qui ne résistent guère aux rayons bien trop ardents du soleil. Ce sont donc des marronniers qui s’alignent peu à peu le long du parapet. Le dimanche, les Genevois s’extirpent des ruelles étroites et sombres de la ville pour respirer à plein poumon l’air frais des nouveaux espaces ombragés. Il paraît que la Compagnie des pasteurs s’élève contre cette menace aux bonnes mœurs car les jeunes gens aiment à se donner rendez-vous sous les marronniers. 

Et Horace-Bénédict de Saussure, le touche-à-tout de la science, quel rôle a-t-il joué ?

L’expert en géologie, météorologie, pédagogie, connu aussi pour son ascension du Mont-Blanc, est un botaniste de terrain. Savant du siècle des Lumières, il cherche des réponses à ses interrogations dans la nature. Et son nom reste à jamais associé à l’invention d’instruments utiles à la pratique des sciences qu’il a développé sa vie durant. Le Sentier culturel botanique propose plusieurs parcours « audio détaillés », qu’il s’agisse du Jardin botanique Bastion Saint-Léger, des Arbres remarquables ou encore de l’Art des Jardins. 

Pratique

Pour suivre les balades, il suffit d’imprimer le PDF du Sentier culturel Botanique, disponible sur le site : geneve.ch/fr/faire-geneve/promenades/sentiers-culturels/sentier-botanique et d’écouter les enregistrements audio (également disponibles sur le site). Chacun peut aussi emporter son « Sentier » sur son smartphone via l’application mobile gratuite (Genève Sentiers culturels) à télécharger sur AppStore ou GooglePlay. L’application est riche en informations et en illustrations. Elle permet de se géolocaliser et d’écouter les audioguides en tout temps. 

Aller en promenade en transports publics 

Rive gauche

PALAIS EYNARD // BUS : 3, 5 

PLACE DE NEUVE // TRAM : 12, 18

Rive droite

DE-CHATEAUBRIAND // MOUETTES : M4

JARDIN BOTANIQUE // BUS : 1, 11, 25, 28

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