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unireso en route vers l’avenir

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Quatre questions à Martine Guibert, Vice-Présidente du Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, déléguée aux Transports

En quelle qualité êtes-vous intervenue dans unireso régional ?

Martine Guibert :
Depuis 2017, je suis en charge des transports en tant que Vice-Présidente de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. C’est à ce titre que j’ai participé à la fois aux décisions concernant unireso régional et à celles qui précédaient l’émergence de Léman Pass. En effet, l’investissement de la Région Auvergne-Rhône-Alpes en faveur du service de transport transfrontalier Léman Express a été important, environ 420 millions d’euros ont été consentis, et s’est inscrit dans la durée. Notre effort ayant commencé il y a vingt ans. L’une de mes premières tâches a donc été de m’immerger dans ces sujets tarifaires qui impliquaient de nombreux transporteurs de part et d’autre de la frontière.

Quelles étaient les décisions à prendre au moment de votre intégration dans cette communauté tarifaire ?

M.G : A mon arrivée, les discussions ont été centrées sur la mise en place d’une nouvelle communauté tarifaire constituée autour du Léman Express. Le calendrier était serré. Le réseau transfrontalier partiellement mis en service en 2018, devait être inauguré dans sa version intégrale en 2019. L’ambition partagée par l’ensemble des partenaires était d’offrir un haut niveau de service aux usagers.

Quelles ont été les difficultés et comment avez-vous fait face ?

M.G : La réalisation de ce projet a nécessité une très forte mobilisation de tous les acteurs. Il s’agit d’une tarification innovante pour ce bassin qui couvre les deux pays. Il a fallu s’entendre sur un service commun alors même que nous avons des pratiques différentes entre la France et la Suisse. Un élément majeur fut la constitution d’un climat de confiance avec nos homologues, notamment le conseiller d’Etat du canton de Genève Serge Dal Busco.

unireso régional a disparu en 2019 avec le lancement du Léman Express et la création de Léman Pass. En quoi le premier a facilité l’émergence du second ?

M.G : Avec le Léman Express, une nouvelle gouvernance s’est mise en place à l’échelle de ce grand territoire qui associe tous les acteurs de la mobilité. C’est une belle avancée rendue possible par cette coopération tarifaire historique. A l’occasion des 20 ans d’unireso, je souhaiterais adresser, en mon nom et en celui de mes prédécesseurs, un bel anniversaire à cette institution fédératrice. unireso, demain ?

Le regard de Rébecca Dougoud, présidente d’unireso

Rebecca Dougoud :
20 ans, c’est l’âge où on pense à son avenir mais, avoir 20 ans en 2021, n’est pas si facile. Demain est pour beaucoup fait d’incertitudes en raison de la situation sanitaire que nous traversons. Pour unireso, les enjeux sont donc grands : accompagner les habitants, les travailleurs, les touristes de notre territoire dans cette période d’incertitudes et travailler à un avenir plus radieux, en répondant aux nouvelles attentes.

Etre au coeur de ces échanges qui sont essentiels à tous, plus besoin de le démontrer. Participer aux défis que les autorités et les entreprises de transports publics vont devoir relever.

Les bases ont été posées. Aujourd’hui, on utilise indifféremment le train, le bus ou les Mouettes Genevoises avec un seul abonnement ou un seul billet. La collaboration entre entreprises se vit au quotidien. La coopération transfrontalière est aussi une réalité pour unireso, une partie des clients des transports publics passe chaque jour la frontière.

Les acteurs se connaissent bien, les réseaux de chacun se sont fortement développés en 20 ans grâce à la volonté des autorités politiques et l’engagement des CFF, des tpg et des Mouettes Genevoises mais aussi de nos voisins vaudois et français.

La clientèle a répondu présente chaque fois que des développements ont été opérés. Plus rien à faire ? Pas tout à fait… Les projets de développement des transports publics sont toujours présents. De nouvelles pratiques de mobilité, de nouvelles pratiques d’achats, de nouvelles attentes s’observent.

La distribution et le nouveau monde digital offrent des possibilités en matière de tarification, auxquelles nous n’osions pas penser il y a 20 ans. unireso se doit donc, chaque jour, comme acteur de la mobilité, d’entendre et de chercher des réponses à ses évolutions, à ses enjeux, pour faciliter l’accès aux transports publics et contribuer à leur développement.

Demain, il faudra poursuivre les engagements pris il y a 20 ans et tout au long de ces années. Demain, unireso se doit d’être à l’écoute des évolutions en cours. Anticiper et oser, proposer. Etre moteur de la mobilité transfrontalière et être acteur pour participer à un accès simple aux transports publics en Suisse.

Demain, c’est continuer à travailler ensemble et regarder devant, pour relever les nouveaux défis qui nous attendent et qui sont déjà là !

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